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Conte pour faire confiance

Conte pour faire confiance (Se fier à Soi)

Le cheval de Nadejda

Nadejda galopait, galopait et galopait encore à travers la steppe. Nadejda ne pouvait pas perdre une minute. Le message qu’elle portait était de la plus haute importance, et bien des vies en dépendaient.Alors Nadejda galopait, galopait et galopait encore à travers la steppe.

Le ciel était gris, chargé de nuages gris, rendant toute lumière grise. Au loin, les montagnes Khorkhof barraient l’horizon. Elle les atteignit tandis que la neige se mettait à tomber.

Son ascension fût pénible, lente, mais Nadejda et son cheval progressaient, pas après pas. Elle devait rejoindre la ville, de l’autre côté des montagnes, avant trois jours. Elle ne pouvait pas échouer. De crête en plateau et de plateau en crête, elle parvint à la Grande Faille des Diables.

Mais là, Nadejda sentit ses forces l’abandonner : le pont qui permettait de franchir le gouffre était à moitié détruit. Ses premières planches étaient brisées, ses haubans de fortune pendaient lamentablement. L’emprunter la conduirait à une mort certaine.

Elle descendit du cheval, s’assit sur rocher. Son beau visage était ravagé par la fatigue. Les flocons agrippaient ses cheveux d’or. Des larmes lui montèrent aux yeux. Elle donna à boire à son cheval, puis elle regarda l’autre rive de la faille.

Si proche et si lointaine. Que faire ? Demi-tour ? Plutôt mourir ! Un détour ? Cela prendrait des jours entiers. Sauter par-dessus le gouffre ? Jamais son cheval n’y parviendrait. Il était bon galopeur mais elle ne pouvait se fier à lui pour un tel exploit.

Il fallait réparer le pont. Vite, très vite. Elle rassembla les planches, déchira sa cape en lanières pour renforcer les haubans. Mais plus elle s’échinait, plus elle sentait l’inutilité de son travail. A ses côtés, son cheval paissait l’herbe rare, poussant de temps en temps un hennissement inquiet.

Elle le regarda. Hésita. Non. Décidément, il ne pourrait pas sauter. Elle reprit son travail. Mais seule dans le froid et le vent, elle ne pouvait pas faire de miracle. Lorsque tomba la nuit, elle savait qu’elle ne pourrait pas réparer le pont. Elle alluma un feu et réfléchit intensément. Mais bien vite l’épuisement la terrassa et elle s’endormit.

Au cœur de son sommeil, Nadejda vit son cheval paré d’ailes franchir la faille et l’emmener de l’autre côté. Elle se réveilla dans le matin neigeux. Son cheval était là, debout à ses côtés. Bien sûr il n’avait pas d’aile. Cela n’était qu’un rêve. Et pourtant. Elle examina le pont. Elle pensa à sa mission. Le cheval hennit. Elle le regarda.

Ce n’était qu’un cheval. Un cheval qu’elle ne connaissait pas. On lui avait donné le premier venu. Pouvait-elle s’en remettre entièrement à lui ? Elle retourna vers le gouffre, se mordit les lèvres, soupira. Le cheval hennit encore. Alors Nadejda s’approcha de lui, lui enserra le cou, colla son beau visage contre son pelage et, dans la bise glacée, elle lui murmura sa confiance.

Quand elle raconte cette histoire, Nadejda l’achève toujours par ses mots : « Il a sauté la grande Faille des Diables. Il a sauté comme s’il avait des ailes. »

Bon chemin à vous et si le cheval était l’inconscient ?

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